La mode peaky blinders, entre style vintage et modernité

Des pistolets fumants, des cigarettes qui se consument et des verres pleins de whisky irlandais. Nous parlons bien évidemment de la série à succès de Netflix Peaky Blinders. La série est devenue un phénomène mondial Les costumes trois pièces, les manteaux en laine et les casquettes plates sont inextricablement liés à la série. La popularité de la série a rendu ces vêtements de plus en plus populaires ces dernières années. Jetons donc un coup d’œil à la mode emblématique de la série télévisée Peaky Blinders.

La série en bref

Peaky Blinders, c’est la saga britannique qui a enflammé les écrans grâce à son alliance de tension, d’élégance et de noirceur. Imaginée en partenariat avec la BBC, cette fresque se découvre aussi bien sur Netflix. Elle suit Thomas ‘Tommy’ Shelby, chef impitoyable du clan des Peaky Blinders, et ses frères John et Arthur, alors qu’ils s’imposent dans le Birmingham industriel des années 1920. Jeux clandestins, trafics d’alcool, contrebande d’armes et affrontements sanglants jalonnent leur ascension. Six saisons d’intensité, la dernière étant sortie récemment sur Netflix, ont forgé une communauté de fans dévoués. Les critiques applaudissent la série pour son casting remarquable, son atmosphère immersive et sa bande originale qui claque. Au fil des épisodes, la fièvre Peaky Blinders a remis en lumière le vestiaire des années 1920. Mais que cache vraiment ce regain d’intérêt pour le style Shelby, et pourquoi séduit-il autant ?

La mode des années 1920

Impossible de parler de Peaky Blinders sans s’arrêter sur la révolution vestimentaire des années 1920. Tout bouge à cette époque : politiques, arts, rapports sociaux, et bien sûr, la mode. Les membres du gang arborent des costumes trois pièces impeccables, dignes des gentlemen d’un autre temps. Leur look s’achève sur une série d’accessoires choisis avec soin, sans oublier la casquette plate, devenue leur blason. Cette silhouette, cent ans plus tard, fait de nouveau fureur. Les hommes d’aujourd’hui, séduits par cette allure rétro, se tournent vers des boutiques spécialisées et des sites comme shelbybrothers.com pour adopter ce style marqué par la série.

Mais la vague des années 1920 ne s’est pas limitée à la garde-robe masculine. Après la Première Guerre mondiale, les femmes bousculent les codes : plus de corset, place à la liberté de mouvement et à l’affirmation de soi. La robe à franges devient l’icône de cette quête d’émancipation : coupe droite, longueur genou, ornements de perles, paillettes et franges qui accompagnent chaque pas. Les accessoires, eux aussi, prennent de l’importance et signent l’époque : colliers de perles interminables, bandeaux ornés de bijoux ou de plumes et longs porte-cigarettes apparaissent à chaque soirée. La coupe au carré, audacieuse et nette, fait voler en éclats l’image traditionnelle de la femme à cheveux longs. À travers ces choix, la mode féminine reflète la transformation de la société : les femmes s’imposent, montrent leur indépendance et réclament leur place dans l’espace public.

Costumes trois pièces en tweed britannique

Le costume trois pièces en tweed s’impose comme la signature de Peaky Blinders, mais son histoire commence bien avant la série. Ce tissu robuste, venu d’Écosse, a longtemps protégé des intempéries sur les terres britanniques. Sa réputation tient à sa solidité et à son authenticité, loin du simple effet de mode. Pour mieux comprendre ce qui fait le charme du tweed, quelques repères s’imposent :

  • Origine et matière : Le tweed est une laine épaisse, tissée pour résister au froid et à la pluie qui balaient les campagnes écossaises. Le terme ‘tweed’ serait né d’une confusion avec ‘tweel’, qui désigne une technique de tissage, et n’a rien à voir avec la rivière du même nom.
  • Caractéristiques d’un costume trois pièces : Un vrai costume trois pièces réunit veste, gilet et pantalon. La veste se porte boutonnée, le pantalon peut être ajusté ou plus large selon la période, et le gilet, souvent à simple boutonnage, peut arborer un revers. L’ensemble dégage une force tranquille, à la fois pratique et raffiné.
  • Popularité : À l’origine réservé aux ouvriers agricoles, le tweed conquiert l’élite britannique au XIXe siècle, adoptée pour la chasse, le tir ou l’équitation. Aujourd’hui, le costume trois pièces en tweed ne se contente plus d’être un clin d’œil vintage. Il incarne la volonté de sortir du lot, de s’affirmer face à l’uniformité. La vague Peaky Blinders a amplifié cet engouement, propulsant le tweed au rang d’indispensable pour tout amateur de style racé.

Nouvel intérêt pour la casquette plate

Impossible de dissocier Peaky Blinders de la casquette plate. Cet accessoire, relancé par la série, a quitté les marges pour s’inviter sur les têtes les plus pointues. La casquette plate, aussi appelée ‘newsboy cap’, ‘bakerboy cap’ ou ‘paddy cap’ selon les régions, se reconnaît à sa forme arrondie et à sa petite visière rigide.

Son histoire plonge loin, jusqu’au XIVe siècle, dans le nord de l’Angleterre et en Écosse. À l’époque, elle coiffe surtout les ouvriers : livreurs de journaux, travailleurs des usines, hommes du peuple. Mais dès la fin du XIXe siècle, la casquette plate traverse les classes sociales et devient populaire aussi bien au Royaume-Uni, en Irlande qu’en Amérique du Nord. Plus qu’un simple couvre-chef, elle passe du monde ouvrier aux salons huppés, incarnant une forme d’élégance accessible. Depuis Peaky Blinders, la casquette plate s’offre une nouvelle jeunesse. Elle s’affiche désormais fièrement, symbole d’un retour assumé à l’authenticité et à la singularité vestimentaire.

Peaky Blinders n’a pas seulement ramené la violence feutrée et l’ambition sans limites à l’écran. La série a aussi réveillé un pan du vestiaire masculin et féminin, invitant chacun à réinventer son style entre héritage et modernité. Dans la rue comme lors des grandes occasions, croiser un look inspiré des Shelby rappelle que le passé, parfois, sait parler avec plus de force que jamais.