On savait que Disney avait une légère propension à adoucir les contes de légende. Tu m’étonnes. Les histoires d’origine n’ont rien à voir avec les films. Et empêcheront vos enfants de dormir.

Ah bon ? Votre enfant n’a pas été sage ? Vous voulez le priver d’histoire ce soir ? Monsieur Simon a peut-être une autre solution pour vous mais attention, c’est sadique : leur raconter la vraie version de leur films Disney favori. Après Blanche Neige, son esclavagisme, ses tentatives de meurtre et sa justice barbare, voici Rox et Rouky.

Librement inspiré (trrrrès librement inspiré) du roman Le Renard et le Chien courant de Daniel P. Mannix écrivain et journaliste américaine mort en 1997, Rox et Rouky c’est l’histoire d’amitié pas toujours gai et contre-nature (calmez-vous immédiatement) entre un chien de chasse et un renard. Avouons-le sans détour : ce film est l’un des plus tristes du catalogue Disney – l’injustice, la rudesse de la nature, l’entêtement violent du chasseur, tout y est. Du pipi du chat comparé à sa version originale particulièrement atroce. Non mais vraiment atroce.

Cruauté, assassinat et alcoolisme notoire

Tout d’abord l’accident du vieux chien sur les rails. Souvenez-vous : après avoir traqué Rox, les rivaux évitent de justesse un train en course, le chien tombe du pont et se casse les papattes. Il s’en sort avec des atteles, un gros sparadrap sur la tête et une longue convalescence. Dans le livre de Mannix, le toutou finit littéralement en charpis. Ambiance.

Fou de rage, le chasseur part en chasse de l’espiègle renard en compagnie d’un Rouky déçu et revanchard. Au terme d’un combat épique face à un ours taré, les deux « redeviennent » amis dans le film. Tout est bien qui finit bien ? Dans Le Renard et le Chien courant, c’est une autre béchamel : le chasseur truffe de plomb la compagne du rouquin et gaze leur progéniture. Vous entendez déjà pleurer vos enfants ? Mais ça n’en finit pas là : le renard fonde un nouveau foyer. Aussitôt trucidé par le vieux chasseur alcoolique (nous ne vous l’avions pas dit?).

Happy ending ? Compte là-dessus. Lors d’une dernière traque, le renard meurt de fatigue. Glups. Pas sorti spécialement en forme de cette course-poursuite, le chien est très mal en point. Forcé de se rendre à l’hospice pour , le vieux chasseur accompagne son aussi vieux chien dans la cour de sa ferme, arme son fusil et abat la pauvre bête d’un coup de chevrotine entre les oreilles. Là, normalement, vous les avez achevé. Vous ne regarderez plus jamais ce film de la même manière. Désolé d’avoir brisé vos rêves d’enfant.

Vous voulez les maintenir dans la douceur ouatée de l’univers Disney ?

Ou leur dire que l’existence toute entière est une immense tartine de caca ?

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