Avant l’arrivée de l’enfant, vous juriez comme un docker. Aujourd’hui, un petit être vous idolâtre – à minima jusqu’à sa pré-adolescence. Vous ne voulez pas voir son langage souillé par les pires insultes (qu’il/elle finira de toute façon par apprendre dans la cour de récréation) ? Putain, suivez notre guide lexical.

PUTAIN. Avant eux, il faisait office de ponctuation dans chacune de vos phrases. Aujourd’hui, vous le remplacez par le plus fieffé membre de la famille des hétéroptères : la punaise. Il existe également une alternative potagère à ce mot : purée. Ou encore patatra, dans le cadre d’une bêtise incluant du mobilier et autres objets supposés non-volatiles. Fuck, sa traduction anglaise, est un bon choix jusqu’à ce que l’enfant maîtrise cette langue et son florilège de mots doux.

MERDE. Dieu qu’il est difficile de se séparer de ce mot tant il semble être le prolongement de votre âme. Remplacez-le par un jour de la semaine (mercredi, au hasard). Si nous sommes jeudi, optez pour shit (voir ci-dessus) mais aussi l’étrangeté marde, le suranné mince ou l’urbain de-mer (très bonne option le verlan). Parfois, il suffit juste d’épeler M E R D E, ce qui est excessivement pratique quand ils ne savent pas encore écrire. Après, c’est fichu.

FILS DE PUTE. Si jamais vous utilisez ce très fleuri énoncé, l’usage de fils de flûte fait sens. Essayez également catapulte qui conférera à ce gros mot un petit côté médiéval pas piqué des hannetons.

 

gros mots
 

VA NIQUER TA MÈRE. Vous êtes vraiment adepte de cette cinglante expression ? Personne ne vous jugera. Nananananère est la solution de remplacement la plus solide, au cas où vous ayez l’habitude de chantonner du rap sous la douche ou au moment d’endormir votre enfant.

ENCULé. Nos lecteurs du sud de la France savent de quoi nous parlons quand vient le moment d’utiliser le terme. Il n’existe pas à proprement parlé (c’est le cas de le dire) de vraies bonnes possibilités de substitution. Englué en fait partie, empaffé très vaguement (ce qui est guère mieux me direz-vous)

CONNARD. Faites le choix de la mode la mode la mode avec costard. Et c’est vrai qu’il y en a des beaux en ce moment, des costards. Nous parions même que vous en avez plein votre penderie (clin d’œil complice, léger coup de coude dans les côtes, se rendre compte que l’on est relou).

 

gros mots franquin
 

CASSE-COUILLE. Se remplace admirablement bien par casse-nouilles, ce qui tombe plutôt car c’est scientifiquement prouvé : vos enfants adorent les pâtes.

CONNASSE. Dieu que ce gros mot est affreux (tout ceux qui se terminent par – asse le sont, on avait dit pas les mamans). Si jamais vous êtes garagiste, préférez-lui joint de culasse. Cela devient plus ardu si vous n’avez pas la moindre idée de ce que c’est.

SALOPE. Transformez donc cette horreur en chaloupe : elle amènera automatiquement un peu de cette magie-chaleur zouk-love dans votre foyer.

NARDINAMOUK. Astuce qui s’adresse à nos lecteurs aux racines nord-africaines. Inspirez-vous du capitaine Haddock en hurlant Bachi bouzouk à la place. Vous pouvez également essayer de traduire ce gros mot au sens littéral : « Maudite soit la religion de ta mère ». L’enfant risque de ne pas comprendre un broc à ce que vous venez de dire mais grand Dieu que c’est vilain.

Essayez de conserver ces petits tips même lorsque les enfants sont à l’école / au centré aéré / chez les grands parents / endormis. Sinon, vous risquez de perdre ces bonnes habitudes lexicales et un accident est si vite arrivé punaise. Vous voyez, ça marche.

Commentaires

messages