Plus moyen de passer l’apéro au calme : les enfants torpillent le bol de chips. Ce combo patate-gras-sel a fait d’eux des junkies. Mais comment les sevrer sainement ? On a deux-trois idées, mais ça ne risque pas de leur plaire. Cool.

C’est scientifiquement prouvé : prenez une poignée d’adultes, mettez-le autour d’une table aux alentours de 19 heures. Disposez un bol de chips. Comptez jusqu’à quatre et un enfant arrivera piocher une chips (une seule). Puis un deuxième enfant apparaîtra. Un troisième. Encore un autre. Il est à qui celui-là d’ailleurs ? Multipliez ensuite par le nombre d’aller-retour (l’enfant ne les mangeant souvent que par poignée de une), vous obtenez l’équation suivante : sel + soif = lever dans la nuit pour faire pipi. Si, par chance, ils ont le réflexe de se lever. BRAVO LA CHIPS ! C’EST TOI QUI NETTOIE LES DRAPS ? HEIN ? NE RÉPONDS PAS. BAISSE LES YEUX LA CHIPS.

 

Pardon.

Telle la mouche irrémédiablement attirée par le miel, l’enfant ne peut pas s’empêcher de manger des chips. Quand bien même, il a déjà dévoré son repas du soir – à base de pâtes. Chapeau bas la diététique. Allez, sortez la mandoline, gare à vos doigts et, ensemble, contournons le problème avec plusieurs alternatives à la chips de patate trop grasse et trop salée. En avant les légumes.

Chips de betterave

Prenez une betterave crue, épluchez-la (mettez un tablier, des gants, un masque de protection, ça tâche cette cochonnerie). Coupez-les en fines fines fines lamelles. Jetez-les dans la friteuse ou dans une poêle avec un fond d’huile vierge bouillante. Pendant la cuisson, interdisez l’accès à la cuisine aux gosses, sombre fou.

Chips de courgette

… ça devient un peu plus technique. Épluchez deux courgettes en tranche de 3 millimètres. Personne ne vous jugera si votre tranchounette en fait 4. Puis faîtes les dégorger avec du sel fin pendant une trentaine de minutes. Passez le temps pendant trente minutes. Une fois dégorgée, rincez les courgettes (ce qui, en argot, ne veut rien dire, espèce de dégoûtant). Mettez-les dans un saladier, saupoudrez le tout de farine et laissez au repos quinze minutes au frigo. Et hop direction l’huile chaude.

Chips de topinambour

Empoignez sept exemplaires de ce légume ancien au nom qui fait tellement rire les enfant (et les parents, avouons-le). Nettoyez-le et coupez-le – sans les éplucher – dans le sens de la longueur en tranche de 2 millimètres. Disposez ces lamelles sur du papier sulfurisé et enfournez-moi ça quinze minutes dans un four préchauffé à 180°C. Inventez un dicton de type « si la chips gondole, c’est qu’elle est bonne ». Si jamais vous ne trouvez pas de topinambour (Dieu que ce mot est drôle), remplacez-le par de la bonne grosse carotte bio.

Chips de céleri

Avec la puberté, le céleri est l’un des pires ennemis de l’enfant. Et comme, à l’adolescence, ils risquent de vous en faire baver, faîtes-leur manger cet abhorré légume tant qu’il est encore temps. Découpez en tranches fines ce tubercule préalablement lavé et épluché. Et faîtes le frire dans un récipient suffisamment profond. A coloration, c’est bon. Attention, c’est du rapide.

 

Et voilà le travail. Ni vu ni connu, les enfants viennent de manger des légumes au nom de leur saint culte de la chips. Vous êtes certes toujours importunés par les allers-retours mais c’est quasiment sain. Et si jamais, ils se sentent floués dans l’histoire : ils n’y reviendront plus. Bravo, vous avez gagné un apéro en paix, la conscience allégée.

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