Cela fait quelques semaines qu’il crèche chez vous. Son nom ? Bébé. Signe particulier ? Parle peu, voire pas. Aléas ? Il pleure. Et vous n’y comprenez rien. C’est fini tout ça.

La jeune maman australienne Priscilla Dunstan a un avantage sur la quasi-intégralité de l’humanité : elle a l’oreille absolue – aptitude rare concernant seulement un individu sur 10000 qui permet à ce chanceux-se de reconnaître et décortiquer n’importe quelle mélodie, même complexe. Forte de cette capacité d’analyse sonore hors-du-commun, cette dernière a su analyser les sons émis par son nouveau né et voici un florilège de babil qui prennent ainsi sens grâce à la traduction.

nèh : « Là, je commence à sérieusement avoir les crocs. Si tu me donnes pas un biberon, je réveille l’immeuble, esclave ».

aoh : « C’est pas mon genre de me plaindre mais j’ai sommeil. Esclave, mets-moi à l’horizontal séance tenante ».

èh : « Tu sais, ce fameux rototo baveux qui souille ta chemise et dont tu es étrangement si fier, il a du mal à sortir. Masse-moi le bidou, esclave ».

èèrh : « Tu sais, ce fameux rototo baveux qui souille parfois ma couche et dont tu es étrangement si fier, il a du mal à sortir. Masse-moi le bidou, esclave ».

hèh : « Il y a un truc qui me gêne. Je suis pas bien à l’aise et mal installé-e. Change-moi de position, esclave ».

guèn : « Tu vas rire (ou pas) : j’ai bien l’impression qu’une excroissance dentaire est en train de me charcuter la gencive. Non, personne ne va rire dans l’histoire. Esclave ».

lelaol : « Cela fait un petit moment que je me sens seul-e. Divertis-moi, esclave (ou bouffon ».

nah : « J’ai un drôle de pépie. Remplis ce biberon de liquide, esclave ».

ouin : «  Je suis au bout. J’en peux plus. Pourquoi la vie n’est qu’une équation sans fin où chaque inconnu est une souffrance supplémentaire ».

Découvrez le sens de toutes ces onomatopées dans le livre Il pleure, que dit-il ? Décoder enfin le langage caché des bébés aux éditions JC Lattès.

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