Votre enfant est du genre extraverti ou du genre sensible ? Voire les deux. Dans tout les cas, une pratique artistique lui fera le plus grand bien. Mais laquelle ? Le théâtre, comme une évidence.

Monsieur Simon est allé demander à un comédien pro, Mehdi Rahim Silvioli, « pourquoi inscrire son enfant au théâtre ? ». Voilà ce qu’il en dit.

Parce que personne ne jouera aussi bien que lui, pardi. Le gamin est, par essence, connecter en permanence à son imaginaire et sait le laisser parler. Ils peuvent commencer à 5 ans. La plupart du temps, on les inscrit entre 7 et 9 ans. Mais la meilleure période reste celle des 8-13 ans. Même s’ils grandissent, ils ne connaissent pas encore tout à fait les affres de l’adolescence (voix bizarre, problèmes de peau, attitude insensée…).

S’ils ne devaient rester que cinq bonnes raisons de les faire de monter sur théâtre, les voici.

1 – Prendre de la confiance : mine de rien, le théâtre apprend l’aisance aux enfants et, surtout, à mieux défendre leur point de vue. Non content de les aider à s’affirmer, le théâtre leur permet également de trouver ce fil très fin dans un dialogue et améliorer leur écoute de l’autre – indispensable lorsqu’on les initie, par exemple, à l’improvisation. Ce qui est finalement assez antinomique avec la vraie vie.

2 – Avoir conscience de l’espace : parfois les professeurs de théâtre font marcher les mômes pendant une demie heure sur scène, sans rien dire. ça a l’air étrange vu comme ça mais en réalité cela leur apprend à mieux appréhender ces lieux.

3 – Comprendre le travail d’équipe : Ensemble, on fait quelque chose. Le théâtre est un rituel sacré qui se vit en collectivité. Lorsqu’on présente le résultat aux parents, ces derniers sont particulièrement attentifs. Il n’est pas à l’abri de vous impressionner.

4 – Améliorer l’apprentissage : le théâtre booste le travail des mémoires immédiate et à-long-terme. Il peut également les ouvrir à la littérature (Shakespeare, Labiche, Molière…), à leur faire voir les livres différemment. Attention cependant, vous risquez en faire un littéraire sensible. Ou encore pire : un khagneux.

5 – Pécho des meufs / mecs : On ne va pas se mentir. Celui ou celle qui fait du théâtre devient la petite star de l’école. D’abord pointé(e) du doigt par ses pairs (« mais vas-y, pourquoi tu fais ça ? » ou « tu vas trop te taper la te-hon PTDRRRR »), les camarades voient le résultat final et disent la plupart du temps « waow ».

Au final, le théâtre se trouve être aussi formateur que le judo sans se taper David Douillet et sa collecte de pièces jaunes. Tout bénéf.

Mehdi Rahim Silvioli

Crédit photo : Getty Images.

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